Les entreprises et les citoyens européens pourraient bénéficier d'un recouvrement de créances à l'étranger moins coûteux et plus rapide. Une proposition législative adoptée en mai 2013 permet de passer un ordre à une banque afin qu'elle bloque le compte du débiteur dans un autre État membre. Cette nouvelle procédure devrait permettre aux entreprises de recouvrir environ 600 millions par an.
L'ordonnance européenne de saisie conservatoire des comptes bancaires (OESC) permet au créancier de faire saisir le montant détenu par un débiteur directement sur son compte en banque. Cette procédure offre l'avantage d'être moins coûteuse et plus rapide que les opérations nationales. Elle joue également sur l'effet surprise puisqu'elle pourrait se dérouler sans que le débiteur ne soit averti. Ceci évitant que des fonds ne soient transférés dans d'autres pays. De plus, une ordonnance pourrait être mise en œuvre avant qu'une cour ne se prononce sur le recouvrement effectif de la dette en question.
Pour veiller aux intérêts du débiteur présumé, les députés ont veillé à ce que le créditeur soit obligé d'assumer tout préjudice subi en cas d'ordonnance injustifiée. De cette manière : - le débiteur peut immédiatement contester la mesure
L'OESC est donc : - destinée à faciliter le recouvrement de dettes civiles ou commerciales,
Les négociations avec les autres États membres sont encore à poursuivre, afin d'affiner la proposition et de conclure à un accord. L'OESC concerne près d'un million de petites entreprises, dont plus de 2,5 % du chiffre d'affaires sont perdus en créances irrécouvrables.


